Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine
Conférence de presse du 24 août 2026 tenue par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian
Updated: 24 August 2026 20:00

Conformément à l’accord conclu entre les deux parties, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères et représentant spécial de la Chine sur la question de la frontière entre la Chine et l’Inde, coprésidera, le 25 août à Beijing, le 25e cycle de pourparlers entre les représentants spéciaux des deux pays sur la question frontalière, avec Ajit Doval, représentant spécial et conseiller à la sécurité nationale de l’Inde.

CCTV : Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi vient d’achever avec succès sa visite en Indonésie, où se sont tenues la première Conférence du Mécanisme de dialogue stratégique global Chine-Indonésie et la deuxième Réunion ministérielle du Dialogue conjoint des ministres des Affaires étrangères et de la Défense Chine-Indonésie. Pourriez-vous nous donner davantage de détails sur ces deux réunions ?

Lin Jian : Le Mécanisme de dialogue stratégique global est un nouveau mécanisme établi entre la Chine et l’Indonésie. Il apporte un soutien institutionnel essentiel à l’approfondissement de la coopération bilatérale dans les « cinq piliers » dans les nouvelles circonstances. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue indonésien ont tenu avec succès la première Conférence du mécanisme. Ils ont hautement apprécié les progrès réalisés dans la coopération dans divers domaines et sont convenus d’approfondir l’alignement des stratégies de développement et de lancer l’élaboration d’un nouveau plan d’action quinquennal pour les relations bilatérales. Les deux parties sont convenues de fixer des objectifs commerciaux bilatéraux plus ambitieux et d’élargir vigoureusement la coopération dans de nouveaux domaines des forces productives de nouvelle qualité, tels que l’intelligence artificielle. Les deux parties sont également parvenues à un accord pour relancer la coopération dans le domaine de la pêche, accélérer la coopération maritime et faire progresser le processus d’exploitation conjointe.

Les deux parties ont convenu que l’approfondissement de la coopération dans les ressources énergétiques et minières sert les intérêts communs des deux pays, et ont exprimé leur volonté de construire conjointement un partenariat global, ouvert et vert dans ce domaine. La Chine est prête à mieux aider l’Indonésie à transformer ses avantages en matière de ressources en moteurs de développement et à accélérer son processus d’industrialisation, afin d’apporter des avantages au peuple indonésien. L’Indonésie a hautement apprécié les contributions des entreprises chinoises présentes en Indonésie au développement local, soulignant que la réussite des entreprises chinoises est aussi une réussite pour l’Indonésie. L’Indonésie s’est déclarée prête à offrir aux entreprises chinoises un environnement commercial équitable, transparent et favorable.

Le Dialogue conjoint des ministres des Affaires étrangères et de la Défense Chine-Indonésie est le premier mécanisme « 2+2 » au niveau ministériel établi par la Chine avec un autre pays à l’échelle mondiale. Il s’agit de la deuxième réunion de ce mécanisme. Les deux parties sont convenues de la nécessité de coordonner les deux grandes priorités que sont le développement et la sécurité, de développer un sentiment de partenariat en matière de sécurité, de se soutenir mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts fondamentaux respectifs, de s’opposer conjointement aux ingérences extérieures et de s’efforcer de promouvoir de plus grands progrès de la coopération en matière de sécurité politique et de défense. Les deux parties préserveront la dynamique majeure de la coopération régionale et maintiendront la paix et la stabilité en mer de Chine méridionale, renforceront la coordination de leurs politiques sur les plateformes multilatérales, s’opposeront à l’unilatéralisme, à l’intimidation et à la politique du plus fort, et défendront l’équité et la justice internationales ainsi que les droits et intérêts légitimes des pays en développement.

Le monde se trouve actuellement à la croisée des chemins entre unité et division, entre coopération et confrontation. Le renforcement de la coordination stratégique et l’approfondissement de la solidarité et de la coopération entre la Chine et l’Indonésie, deux grands pays en développement et membres importants du Sud global, revêtent une importance majeure et profonde qui dépasse le cadre bilatéral. La réussite de la coopération Chine-Indonésie est également une réussite pour le Sud global. Guidée par le consensus stratégique atteint par les deux chefs d’État, la Chine est prête à œuvrer avec l’Indonésie pour traduire effectivement les consensus dégagés lors des réunions des mécanismes en résultats concrets, élargir et renforcer la coopération stratégique tous azimuts entre la Chine et l’Indonésie, relever ensemble les risques et les défis, contribuer à leurs processus respectifs de modernisation et jouer un rôle plus important en faveur de la stabilité et de la prospérité dans la région et dans le monde.

China-Arab TV : Le roi Abdallah II ibn Al-Hussein du Royaume hachémite de Jordanie est en visite en Chine. Nous constatons qu’un nombre croissant de dirigeants de pays arabes se rendent en Chine. L’influence de la Chine dans le monde arabe ne cesse de s’accroître et son rôle y devient de plus en plus important. Quels sont les résultats de la visite du roi du Royaume hachémite de Jordanie en Chine ? Comment la Chine envisage-t-elle les perspectives de la coopération sino-arabe dans les prochaines années ?

Lin Jian : La Chine et la Jordanie entretiennent une amitié traditionnelle. Sous l’orientation stratégique du président Xi Jinping et du roi Abdallah II ibn Al-Hussein, les relations sino-jordaniennes ont maintenu une dynamique de développement, apportant des bénéfices tangibles aux deux peuples. La Chine est disposée à travailler avec la Jordanie, en saisissant l’occasion de cette visite pour obtenir des résultats plus fructueux dans le cadre du partenariat stratégique entre la Chine et la Jordanie, ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement des relations bilatérales et y insuffler un nouvel élan. Nous publierons en temps voulu plus d’informations sur cette visite. Veuillez les suivre.

Ces dernières années, les relations sino-arabes ont connu un développement vigoureux, donnant un exemple remarquable de solidarité et de coopération entre les pays en développement. La Chine est disposée à travailler avec les pays arabes pour perpétuer leur amitié traditionnelle, approfondir la confiance stratégique mutuelle, promouvoir une coopération mutuellement bénéfique et renforcer les échanges humains et culturels, portant sans cesse les relations et la coopération sino-arabes à un nouveau palier.

AFP : Selon des sources, la Chine envisagerait de présenter sa candidature pour accueillir en 2028 la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Pourriez-vous confirmer cette information ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Lin Jian : Nous ne disposons pas d’informations à ce sujet pour le moment. La Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques constitue une importante plateforme de la gouvernance climatique mondiale. La Chine continuera de soutenir activement cette conférence et d’y participer activement.

Beijing Daily : Le 23 août, le Kazakhstan a tenu les élections du Kurultai. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : La Chine félicite le Kazakhstan pour la récente tenue réussie des élections du Kurultai. En tant que voisin ami et partenaire stratégique permanent et global, la Chine soutient le Kazakhstan dans la poursuite indépendante d’une voie de développement adaptée à ses conditions nationales et se réjouit de voir le Kazakhstan maintenir une paix et une stabilité durables ainsi que la croissance économique et la prospérité. Nous souhaitons au Kazakhstan de nouveaux et plus grands succès dans son développement national.

La Chine accorde une grande importance à ses relations avec le Kazakhstan et est prête à travailler avec le Kazakhstan pour mettre en œuvre le consensus important atteint par les deux chefs d’État, approfondir la coopération mutuellement bénéfique dans tous les domaines et porter les relations sino-kazakhes à un nouveau palier.

Yonhap News Agency : Aujourd’hui marque le 34e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République de Corée et la Chine. Comment la Chine perçoit-elle l’importance des relations entre les deux pays ? Quelles sont ses attentes à l’égard des relations bilatérales à l’avenir ?

Lin Jian : Aujourd’hui marque le 34e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la République de Corée. La Chine et la République de Corée sont de proches voisins amis. Au cours des 34 dernières années, les deux pays sont devenus des partenaires de coopération stratégique inséparables, avec un développement global et rapide dans les domaines tels que la politique, l’économie et le commerce ainsi que les échanges humains et culturels. Les faits ont démontré que le développement des relations entre la Chine et la République de Corée est conforme à la tendance de notre époque, sert les intérêts communs des deux pays et contribue à la paix et au développement de la région.

À l’heure actuelle, les relations entre la Chine et la République de Corée continuent de s’améliorer et de se développer dans la direction tracée par les deux chefs d’État. Récemment, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et ministre des Affaires étrangères, a effectué sur invitation une visite en République de Corée, et a eu des échanges approfondis avec la partie sud-coréenne sur la promotion d’un développement sain et durable des relations bilatérales. La Chine a toujours accordé une place importante à la République de Corée dans sa diplomatie de voisinage. La Chine est prête à travailler avec la République de Corée pour mettre en œuvre le consensus important atteint par les deux chefs d’État, porter sans cesse le partenariat de coopération stratégique entre la Chine et la République de Corée à un nouveau palier et apporter davantage de bénéfices aux deux peuples.

PTI : La Chine vient d’annoncer que le 25e cycle de pourparlers entre les représentants spéciaux de la Chine et de l’Inde sur la question frontalière se tiendra demain. Il s’agit d’un mécanisme unique et global, qui permet aux deux parties d’échanger leurs points de vue sur l’ensemble des relations entre les deux pays. La partie chinoise pourrait-elle présenter les principaux sujets qui seront abordés lors des pourparlers qui se tiendront demain ?

Lin Jian : Les pourparlers entre les représentants spéciaux de la Chine et de l’Inde sur la question frontalière constituent le principal canal de négociation entre la Chine et l’Inde sur la question frontalière, ainsi qu’une importante plateforme de communication sur les questions d’intérêt pour chacune des deux parties. En août dernier, la Chine et l’Inde ont tenu avec succès le 24e cycle de pourparlers entre les représentants spéciaux de la Chine et de l’Inde sur la question frontalière, au cours duquel les deux parties ont procédé à des échanges de vues francs et approfondis sur la question frontalière et sont parvenues à un certain nombre de consensus. Lors de ce cycle de pourparlers entre les représentants spéciaux de la Chine et de l’Inde, les deux parties poursuivront leurs communications approfondies sur la question frontalière, conformément à l’esprit du consensus atteint par les dirigeants des deux pays, afin de préserver conjointement la paix et la tranquillité dans les zones frontalières. Les deux parties échangeront également leurs points de vue sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions internationales et régionales.

China News Service : Nous avons constaté qu’après la participation du Secrétaire général des Nations Unies António Guterres à la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (IA) 2026 et à la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA en Chine, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies a récemment participé au Dialogue sur l’IA et le développement humain à Xi’an. Pourriez-vous nous donner davantage de détails à ce sujet ?

Lin Jian : Du 20 au 21 août, le Dialogue sur l’IA et le développement humain s’est tenu à Xi’an. Cet événement a été coorganisé par le ministère chinois des Affaires étrangères et les Nations Unies. La Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, y a participé et y a prononcé une allocution. Les résultats de ce Dialogue seront soumis à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Récemment, adoptant une perspective plus large sur le progrès de la civilisation humaine, le président Xi Jinping a formulé quatre observations sur les opportunités et les défis apportés par l’IA, soulignant la nécessité d’adhérer au principe d’ouverture et de bénéfices mutuels, de renforcer la sensibilisation aux risques, d’encourager l’inclusion et la coexistence harmonieuse et de préconiser la solidarité. Ces observations ont été bien accueillies par la communauté internationale. L’objectif de ce Dialogue  est en parfaite concordance avec les déclarations importantes du président Xi Jinping. Des représentants de tous les pays ont abordé l’impact profond de l’IA sur le développement humain sous les angles de l’histoire, de la philosophie et de la réalité.

La participation du Secrétaire général et de la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies à des conférences internationales sur l’IA en Chine démontre pleinement l’importance de l’IA, technologie de pointe, pour le monde, et témoigne également du soutien constant de la Chine au rôle des Nations Unies en tant que canal principal dans la gouvernance mondiale de l’IA. Xi’an est le point de départ de l’ancienne Route de la Soie et un lieu qui porte l’histoire des interactions entre l’Orient et l’Occident, de l’apprentissage mutuel et de la coexistence harmonieuse entre les civilisations. Un tel lieu peut aider les différentes parties à puiser la sagesse dans la longue histoire, à répondre aux questions de notre époque posées par l’IA et à promouvoir le bien-être commun de tous les pays.

Les participants de différents pays ont estimé que, dans le développement de l’IA, il était important d’adopter une approche centrée sur l’être humain, de développer une IA pour le progrès et pour le bien, de partager les opportunités et d’assumer ensemble les responsabilités. Il convient d’accorder davantage d’attention aux intérêts des pays en développement et des groupes défavorisés, et de mettre l’IA au service du développement humain et du progrès des civilisations.

La Chine est disposée à travailler avec les Nations Unies et tous les pays du monde pour poursuivre sans relâche les efforts visant à promouvoir un développement de l’IA ouvert, inclusif, bénéfique à tous et pour le bien, afin de mieux contribuer au bien-être commun de la communauté internationale.

Reuters : Le secrétaire américain au Trésor a menacé d’imposer des sanctions secondaires aux pays qui ont des échanges commerciaux avec l’Iran. La Chine a historiquement été un important acheteur de pétrole iranien. Si les États-Unis imposent effectivement des sanctions secondaires demain, quelle sera la réponse de la Chine ? (Question similaire de Bloomberg)

Lin Jian : Les sanctions et les mesures de pression ne contribuent pas à résoudre les problèmes. Elles ne feront qu’entraîner l’aggravation des tensions et une escalade qui ne sont dans l’intérêt d’aucune partie. La Chine appelle toutes les parties à faire preuve de rationalité et de retenue, à éviter de prendre toute mesure susceptible d’exacerber davantage les contradictions et les tensions ou de porter atteinte au développement de l’économie mondiale et à la stabilité financière, et à revenir rapidement sur la bonne voie du règlement politique par le dialogue et la négociation. La Chine suivra de près les évolutions pertinentes et prendra les mesures nécessaires pour protéger ses droits et intérêts légitimes.

Global Times : Récemment, un responsable américain a attaqué sur les réseaux sociaux des entreprises technologiques chinoises, prétendant que les technologies à haut risque des entreprises technologiques chinoises présenteraient des risques en matière d’espionnage, de cyberattaques et de perturbations des réseaux. Il a exhorté les partenaires des États-Unis dans l’hémisphère occidental à se tourner rapidement vers des fournisseurs fiables afin de protéger leurs citoyens et leur souveraineté. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : Ces propos, qui inventent les faits et font passer le noir pour le blanc, constituent une forme flagrante d’intimidation technologique et de coercition unilatérale. La Chine s’y oppose fermement.

Les entreprises technologiques chinoises se distinguent par leurs technologies avancées, leur excellent rapport qualité-prix ainsi que leurs services sûrs et efficaces. Lorsqu’elles exercent leurs activités à l’étranger, elles respectent strictement les lois, réglementations et normes sectorielles locales. De fait, les entreprises technologiques chinoises ont gagné une large reconnaissance et l’appréciation de leurs partenaires et des communautés locales, et ont contribué à la croissance socio-économique et à la création d’emplois dans les pays d’accueil, et se sont révélées être des fournisseurs véritablement fiables. En contraste frappant, les États-Unis se livrent depuis longtemps à des activités d’écoute, de surveillance et de cyberattaques en Amérique latine et dans les Caraïbes, ce qui fait que les pays de cette région se sentent en insécurité et se méfient de Washington.

Nous conseillons aux États-Unis de mettre fin à leurs manipulations politiques, de cesser de s’ingérer dans le droit des pays souverains à choisir de manière indépendante leurs partenaires de coopération, et de contribuer à la prospérité et à la stabilité en Amérique latine et dans les Caraïbes par des actions concrètes.

Beijing Youth Daily : L’Union européenne et certains pays, dont les États-Unis ont exprimé leurs préoccupations dans des déclarations et prises de position concernant l’affaire dans laquelle la Haute Cour de Hong Kong a condamné l’« Alliance de Hong Kong » et ses anciens dirigeants Lee Cheuk-yan, Ho Chun-yan et Chow Hang-tung pour incitation à la subversion du pouvoir de l’État. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : Certains pays et certaines institutions se sont servis de cette affaire judiciaire pour lancer des calomnies malveillantes contre Hong Kong et son état de droit, et se sont ingérés dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine s’y oppose fermement et a formulé des représentations solennelles à ce sujet.

Le programme de l’« Alliance de Hong Kong » vise fondamentalement à renverser le pouvoir de l’État. Les faits  relatifs aux crimes des accusés sont clairs et les infractions ont causé de graves préjudices. Il est légitime et conforme à la loi que le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong lutte contre les activités mettant en danger la sécurité nationale. Hong Kong respecte l’état de droit. Le gouvernement central soutient fermement la RAS de Hong Kong dans la sauvegarde de la sécurité nationale et la lutte, conformément à la loi, contre les activités qui mettent en danger la sécurité nationale.

Les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Nous exhortons les parties concernées à respecter scrupuleusement la souveraineté de la Chine et l’état de droit à Hong Kong, ainsi qu’à mettre fin à toute forme de manipulation politique et d’ingérence dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine.

Bloomberg : Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Miao Deyu a récemment rencontré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi à Beijing. Le ministère des Affaires étrangères pourrait-il partager plus de détails sur cette rencontre ?

Lin Jian : La Chine a déjà publié des informations détaillées sur cette rencontre dans le communiqué de presse, auquel vous pouvez vous référer. Je n’ai rien à ajouter. La Chine suit de près la situation au Moyen-Orient et dans la région du Golfe et s’engage activement à promouvoir les pourparlers de paix. Nous sommes prêts à agir dans l’esprit des quatre propositions formulées par le président Xi Jinping pour préserver et promouvoir la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et à poursuivre les efforts afin de contribuer au rétablissement rapide de la paix et de la tranquillité au Moyen-Orient.

Antara : Auparavant, l’Indonésie et la Chine avaient mis en place un mécanisme de dialogue et de coopération de haut niveau, qui a notamment débouché sur des projets phares tels que la ligne ferroviaire à grande vitesse Jakarta-Bandung. Aujourd’hui, la Chine et l’Indonésie ont tenu la première Conférence du Mécanisme de dialogue stratégique global Chine-Indonésie. Ce nouveau mécanisme de dialogue est-il susceptible de favoriser la réalisation de projets de coopération similaires à celui de la ligne ferroviaire à grande vitesse ?

Lin Jian : Le Mécanisme de dialogue stratégique global Chine-Indonésie constitue une mesure conjointe importante visant à mettre en œuvre le consensus atteint par les deux chefs d’État. Il vise à approfondir la coopération pragmatique dans tous les domaines, à faire progresser la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Indonésie et à apporter des bénéfices tangibles aux peuples des deux pays. Depuis sa mise en service, la ligne ferroviaire à grande vitesse Jakarta-Bandung a transporté plus de 16 millions de passagers, avec une exploitation sûre et fluide. Elle a amélioré efficacement les conditions de transport locales et facilité les déplacements des habitants le long de la ligne, tout en continuant à insuffler un élan au développement économique et social de l’Indonésie et à la connectivité régionale. La Chine est prête à travailler avec l’Indonésie pour tirer pleinement parti du Mécanisme de dialogue stratégique global, faire progresser continuellement la coopération de haute qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », obtenir davantage de nouveaux résultats de coopération dans les infrastructures et d’autres domaines, et insuffler un nouvel élan aux processus de modernisation respectifs.